25.01.2007
Maison Hantée
18:45 Publié dans France mystérieuse, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, mystères, France
12.10.2006
France mystérieuse
Aujourd'hui, jeudi 12 octobre 2006, sortie en librairie de La France mystérieuse, auteur Claude Arz, Photos Franck Fouquet (Editions Sélection du Reader's Digest) un voyage dans le monde étrange des rites, des croyances et des légendes françaises. Une découverte aussi de hauts lieux du mystère et d'énigmes ésotériques.
Voici la préface...
On dit que les Bretons aiment le mystère, qu’ils sont familiers avec le monde de l’occulte, qu’ils aiment les anciennes légendes et les croyances dans les revenants. C’est sans doute pour cela que j’ai écrit ce livre car je suis justement breton.
La première fois que j’ai été témoin d’un phénomène surnaturel, je devais avoir 15 ans et je vivais chez mes parents dans la ville de Quimper. Je dormais dans l’appartement familial quand vers 1 heure du matin, on a entendu sonner. Mon père a ouvert, il n‘y avait personne. On s’est recouché un peu inquiet et puis cela a recommencé à sonner, une fois, deux fois, dix fois. Le tintamarre était terrifiant. Ensuite, tout s’est calmé. Le lendemain matin, notre voisin qui avait le téléphone est venu nous avertir que l’hôpital de Rennes avait appelé pour dire que mon oncle était mort dans la nuit. En Bretagne, on appelle ça des traou spont, des intersignes.
Ce fut comme une initiation car j’avais franchi brutalement « les portes d’ivoire et de corne » dont parle le poète Gérard de Nerval, ces fameuses portes « qui nous séparent du monde invisible ».
Quelques années plus tard, j’ai quitté Quimper, comme beaucoup d’autres, pour faire des études universitaires à Nantes, m’immergeant dans la culture savante mais sans jamais oublier mes racines magiques, en étant toujours attentif aux phénomènes étranges, aux coïncidences hasardeuses, attiré par cette « inquiétante étrangeté », selon la formule de Freud. J’y devinais une part refoulée du monde, comme un univers caché qui nous sourit mais qui est sans cesse moqué, rejeté. J’avais au fond de moi cette irréductible attirance celte pour les choses de l’invisible et très vite je me suis aperçu que la France n’était pas simplement ce pays cartésien, positiviste que l’on décrivait à longueur de thèses et de chroniques.
Installé à Paris, j’ai voulu en savoir plus et j’ai plongé dans l’univers, je devrais dire les univers, de l’occulte, sans préjugés, toujours avec esprit critique et humour. J’ai tout fait : nuit spirite dans un vieux château normand, invocation aux anciens dieux dans les forêts du Cher, repas ufologiques dans le restaurant d’un supermarché, rencontres gothiques, expériences télépathiques, séances de tarot, salutation au soleil au sommet de Montségur en compagnie des enfants des Cathares… J’ai même organisé chez moi des dîners occultes, invitant ainsi les personnages les plus extravagants, des ésotéristes sincères et érudits, des chercheurs obstinés de géographie sacrée, des charlatans aussi, bonimenteurs du paranormal, des sceptiques, des sectaires, d’autres enfin, des raconteurs d’histoires merveilleuses, de trésors enfouis et d’abbayes hantées.
J’aimais ces rencontres car, je le répète, je voulais savoir s’il y avait vraiment quelque chose d’autre derrière la porte, si cette fameuse quatrième dimension existait. On m’a dit souvent que j’étais bien naïf de croire à toutes ces sornettes et que tout ça n’était que fantaisies et racontars. Or, je me suis aperçu que des milliers de personnes avaient vécu des expériences paranormales sans jamais oser en parler de peur d’être ridiculisées et se passionnaient pour les énigmes en tout genre.
Je me souviens ainsi du baron Ephraïm Tagori de La Tour, poète octogénaire qui guettait toutes les nuits dans son château de Veauce le fantôme de Lucie, pour qui il avait même composé une sonate au piano ; je me souviens aussi de Pierre l’alchimiste qui, pendant dix ans, a réalisé des travaux dans son laboratoire de fortune d’Auterive, décryptant scrupuleusement les textes de Fulcanelli ; je me souviens de cette voyante de bistrot qui m’initia aux lames du tarot et de cet historien célèbre qui m’avoua un soir se passionner pour les étranges affaires de Rennes-le-Château et de Gisors ; je me souviens enfin de ce grand druide de Bretagne qui avec tendresse me parla de « notre grand-mère à tous » la déesse Ana.
Au fil de ces rencontres, j’ai compris qu’un phénomène de masse avait surgi en France, qu’une nouvelle culture populaire se développait sous nos yeux, sans complexes, sans tapage. Les sociologues diraient qu’on assiste à la résurgence d’un « sacré profane ». Je dirais qu’on assiste tout simplement à un désir de réenchantement du monde.
Claude ARZ
06:55 Publié dans France mystérieuse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Livre, France mystérieuse

