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<title>Arz - france_mysterieuse</title>
<description>art, fictions et voyages</description>
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<title>Claude Arz sonde les mystères de France</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 06:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a id=&quot;media-273772&quot; href=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/01/01/27084426.gif&quot; name=&quot;media-273772&quot;&gt;Le télégramme.gif&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Plumes fantastiques</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 16:31:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;COUV Myst &amp;amp; Lég camp HD.jpg&quot; id=&quot;media-264900&quot; src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/02/00/1012917767.2.jpg&quot; /&gt;Un amateur de traditions populaires et d'imaginaire contemporain, a écrit sur son site Plumes fantastiques à propos de &lt;em&gt;Mystères et légendes...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chasseur de légendes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus pertinent et toujours d’une superbe facture, le nouveau livre de Claude Arz, Mystères et Légendes de nos Campagnes, publié dans la Sélection du Reader’s Digest, revisite les traditions populaires et rend hommage aux conteurs et mendiants ambulants qui sillonnaient nos contrées pour colporter légendes et croyances. Sous une plume alerte, Claude Arz, grand spécialiste de la France mystérieuse, nous ouvre les portes des mystères et libère tout un cortège de créatures surnaturelles qui n’attendent que le crépuscule pour nous envahir. Les thèmes, histoires et illustrations qu’il traite empruntent, pour la plupart, aux classiques du genre. Mais, à la différence des « pilleurs de tombes » qui signent des ouvrages de commande, en compilant, sans patine personnelle, des histoires qu’ils ne sont pas dignes de raconter, Claude Arz digère ses récits et nous en apporte la substantifique moelle. Dans la fidèle lignée des Anatole le Braz, Paul Sebillot ou encore Claude Seignolle, ces extraordinaires « passeurs de mémoire », Claude Arz convoiterait-il le doux titre de « chasseur de légendes » ? Nous lui souhaitons. Après La France mystérieuse (2006), un ouvrage indispensable à ranger en bonne place dans votre bibliothèque. Valentin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://maisonhanteecom.blogspot.com/2008/10/plumes-fantastiques.html&quot;&gt;http://maisonhanteecom.blogspot.com/2008/10/plumes-fantastiques.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mystères et légendes de nos campagnes</title>
<link>http://arz.blogspirit.com/archive/2008/10/05/mysteres-et-legendes-de-nos-campagnes.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 12:12:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/02/00/1012917767.jpg&quot; id=&quot;media-257735&quot; alt=&quot;COUV Myst &amp;amp; Lég camp HD.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Mercredi 8 octobre 2008 sortie de mon nouveau livre Mystères et légendes de nos campagnes, une grande enquête dans un passé légendaire englouti à jamais dans l'épaisseur du temps, un étrange voyage dans l'inconscient collectif français.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Il y a longtemps déjà, au siècle dernier, les femmes et les hommes des campagnes se réunissaient une fois par semaine autour de la cheminée.&amp;nbsp;À cette époque, la nuit abritait les mille et une créatures de l’imagination paysanne et il était bon de se retrouver à plusieurs familles &amp;nbsp;à l’abri du vent, de l’orage ou du brouillard. Les veillées devinrent ainsi au fil des siècles un carrefour important de la culture populaire, un lieu où on lisait les almanachs vendus par les colporteurs, où l’on discutait entre voisins des troupeaux ou de la moisson et où les jeunes gens se rencontraient.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;!--EndFragment--&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Au cours de ces veillées, les paysans écoutaient en silence des mendiants ambulants qui colportaient des nouvelles venues des quatre coins du pays et racontaient des histoires étranges de sorcières, de lutins, de fées et de fantômes.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Aujourd'hui, on dit que la fée Électricité a chassé toutes ces croyances et ces légendes. Pourtant, les cultes des pierres, des eaux et des arbres à loques sont toujours pratiqués aujourd’hui par des milliers d’anonymes, coutumes qui condensent les croyances françaises profondément ancrées dans la mémoire collective. Aujourd’hui encore, les rebouteux et les guérisseurs continuent leurs pratiques empiriques, officiant dans les arrière-salles de restaurants ou de bistrots de campagne.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Ce livre propose de réveiller le petit peuple des créatures surnaturelles, de sortir de l’oubli Mélusine et la Vouivre, de faire danser à nouveau les korrigans et les gobelins. Il évoque aussi la présence mystérieuse des villes englouties et des forêts enchantées et fait découvrir les croyances et les traditions populaires si riches et encore si présentes dans la plupart des régions de France, de la Bretagne à l’Alsace, de la Normandie à la Provence.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Le château alchimique du Plessis-Bourré</title>
<link>http://arz.blogspirit.com/archive/2008/04/06/le-chateau-alchimique-du-plessis-bourre.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 10:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/00/01/f672e508e10dbfc3526bdd8f36916c01.jpg&quot; id=&quot;media-168243&quot; alt=&quot;fbabb1a7367da8a76e30e304189607f9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-168243&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Bourré (1424-1506), un noble chevalier angevin, fut non seulement le grand argentier de France, conseiller et confident du roi Louis XI mais aussi et surtout un grand bâtisseur de châteaux en Anjou, dont celui du Plessis-Bourré. Ce château de transition, à la fois bâtiment de défense et résidence confortable, entouré de douves profondes, est connu pour être un haut lieu de l’ésotérisme médiéval. Il abrite en effet d’étranges fresques qui ornent le plafond de la salle des gardes, une de ces énigmes qui a suscité et suscite toujours de nombreux commentaires de la part des spécialistes en alchimie.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Un plafond allégorique&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; C’est en 1468 que Jean Bourré lança la construction du château du Plessis-Bourré, qui dura 5 ans. Louis XI l’honora même de sa présence le 17 avril 1473, à l'occasion d'un pèlerinage à Notre-Dame de Béhuard. Charles VIII et sa sœur Anne de Beaujeu rendirent visite au château le 10 juin 1487. Si le château restera dans la famille de son constructeur après sa mort, il sera acheté en 1751 par la famille Ruillé. Seul fait marquant de la vie du château : sous la Terreur, son propriétaire, le comte Jean-Guillaume de Ruillé, y sera exécuté. En 1970, Jacques Demy y tourna plusieurs scènes du film Peau d'Âne, en compagnie de Jean Marais, Catherine Deneuve et Delphine Seyrig.&lt;br /&gt; Mais si le château est resté célèbre dans les mémoires, c’est certainement grâce au somptueux décor qui orne le plafond de la salle des gardes. Composé de six grands caissons de 4 m x 3 m, encadrés de moulures larges et saillantes, ce plafond représente un damier de vingt-quatre panneaux peints à la détrempe et écrits sur fond bleu et vert. Si les compositions foisonnantes d'animaux fabuleux et de satires cruelles rappellent les visions fantasmagoriques de Jérôme Bosch, il n’en reste pas moins que l’artiste est resté à ce jour totalement inconnu. Inspiré de l'imaginaire populaire et des manuscrits à peinture des XIVe et XVe siècles, cet ensemble constitue pourtant l’un des plus étranges répertoires de drôleries et d'allégories de la Renaissance française.&lt;br /&gt; Les huit premiers tableaux sont à personnages, évoquant l'univers grinçant des légendes médiévales et autres satires en vers, souvent sarcastiques, toujours « d'esprit malin et hardi ». On trouve ainsi l'histoire du colporteur de ragots qui, à force de commérages et de flatteries, est dévoré un jour par des rats ; le « Dit de la Chicheface » raconte les malheurs d'une louve «maigre de corps et de face» qui, ne se nourrissant que de femmes fidèles, dut attendre deux cents ans pour se repaître ; tragique destin enfin que celui de la pie Mahault dont une jeune femme « coud le cul, pour ce qu'elle a parlé trop hault ». Autant de contes moraux qui illustrent aussi l’ambiance conspirationniste permanente qui régnait à la cour du temps de Louis XI et de son âme damnée, Olivier Le Daim.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Un ciel alchimique ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; Le chef-d'œuvre ésotérique de ce plafond réside dans les seize tableaux suivants, entourés d'un entrelacs de feuilles et de tiges végétales, symbole des forces telluriques. Composé d'une cour d'animaux tels que des singes, des béliers, un dragon, un âne chanteur, une licorne, une ourse, une laie musicienne, un cerf inquiet, ce bestiaire fantastique grouille d'êtres hybrides, accompagné de scènes érotiques. On peut se demander si ce chef-d’œuvre ne témoigne pas des préoccupations occultes de Jean Bourré, un personnage qui resta discret, œuvrant en silence dans l’ombre de trois rois de France.&lt;br /&gt; Selon l’alchimiste Eugène Canseliet, le plafond serait un ciel alchimique qui cacherait en langage codé le secret de la fabrication de la pierre philosophale. Le seigneur angevin aurait ainsi voulu transmettre aux générations futures « un message voilé sous la décoration sculptée », faisant référence à l’antique science des Égyptiens transmise en Europe par les érudits arabes Ainsi, chaque sujet peint correspondrait à l’une des nombreuses étapes qui rythment le parcours du Grand Œuvre pour obtenir la pierre philosophale. Le Bélier par exemple correspondrait au Soufre des alchimistes, l’Ourse à l’Étoile polaire que l’alchimiste surveille au moment de ses opérations, le cerf au Mercure, chacun des métaux ayant par ailleurs des correspondances avec certaines planètes.&lt;br /&gt; Aujourd’hui, les érudits hésitent à qualifier ce plafond énigmatique. Simple allégorie, jeu esthétique ou message hermétique destiné à des initiés, à des membres de confréries secrètes qui parcouraient l’Europe ? Avant tout, le reflet des goûts et des croyances de Jean Bourré, témoin d’une époque où l'art s'enchâssait à la quête spirituelle, un temps où les alchimistes comme Paracelse cherchaient, penchés sur leurs cornues et leurs creusets, le secret de l'élixir de longue vie et de la transmutation des métaux vils en or.&lt;br /&gt; Jean Bourré a-t-il fait partie de cette confrérie d'adeptes ayant trouvé le secret de la mystérieuse pierre philosophale, celle dont Raymond Lulle disait : «D'une once de cette poudre de projection, blanche ou rouge, tu feras des soleils en nombre infini et tu transmueras en Lune toute espèce de métal...» ? Il y a peut-être un indice, ce petit mot énigmatique que le roi Louis XI envoya un jour à son argentier Jean Bourré : «Allez-vous-en demain à Paris, et vous et Monsieur le Président trouvez de l'argent en la Boete à l'enchanteur .»&amp;nbsp; Jean Bourré, grand officier de l’ordre de Saint-Michel, aurait-il eu, comme le suggère l’ écrivain Michel Bulteau, la « maîtrise de l’or » ? Cette mystérieuse boîte à l’enchanteur ne fut-elle pas la fameuse et si convoitée pierre philosophale, capable de transformer le plomb en or et, ainsi, de combler les vertigineux besoins financiers du roi Louis XI que le Trésor royal était insuffisant à satisfaire ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; * Eugène Canseliet (1899-1982) : figure dominante de l’alchimie française au XXe siècle, Eugène Canseliet est l’auteur de deux ouvrages, &lt;i&gt;Deux logis alchimiques&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Alchimie,&lt;/i&gt; reconnus par les spécialistes comme des œuvres majeures de la recherche alchimique.
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<title>La ferme des maléfices</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 19:45:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/02/02/8ea60917fc95991f5eee991bb89c7992.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/02/02/8ea60917fc95991f5eee991bb89c7992.jpg&quot; id=&quot;media-138039&quot; alt=&quot;8ea60917fc95991f5eee991bb89c7992.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-138039&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; C’est au début des années 1980 que l’affaire de Buriane éclata. Bâtie à plus de 1 100 mètres d’altitude, dans les monts du Forez, la ferme de Buriane était à l’époque complètement isolée, perdue au milieu de vastes landes de bruyère balayées par les vents puissants de l’Est. Trois générations de paysans habitaient cette sombre bâtisse adossée à la face nord de la montagne, dont toutes les pièces communiquaient avec la grange et l’étable. Le confort y était rudimentaire : sol en terre battue, meubles rares et rustiques, toilettes à l’étable, au milieu des vaches.&lt;br /&gt; En 1984, la ferme était occupée par 5 personnes : un couple — Jeannine J., 40 ans, une femme énergique, solide au travail et d’un tempérament fort, et son mari, Marcel J., 50 ans, au chômage —, leur fils de 20 ans et les grands-parents dont le grand-père (père de Jeannine) qui, victime d’une chute de croix dans le cimetière du village, était grabataire, ne se déplaçant à l’intérieur de la maison qu’en chaise roulante poussée par sa vieille mais robuste épouse.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une nuit de mars 1984, le lit de Jeannine se remplit mystérieusement d’épingles. Puis une pierre écrasa son lit, la malheureuse femme échappant de peu à la mort. Les jours suivants, les vaches et les chèvres moururent une à une d’hémorragie interne : à l’autopsie, le vétérinaire trouvera dans leur panse des centaines d’épingles. La vie devint intenable à la ferme. Tous les matins, Jeannine et son mari découvraient des cadavres de vaches.&lt;br /&gt; La famille ensorcelée ne dormait plus, en proie à la hantise de la persécution. La nuit, ils entendaient des bruits de pas dans la cour, des volets claquaient alors qu’il n’y avait pas le moindre vent, des raclements de gorge terrorisaient le grand-père.&lt;br /&gt; Le seul membre de la famille qui fit face à l’agression magique fut Jeannine qui, dès le début, désigna le commis J. M., un vieux garçon un peu simplet, comme le responsable de toutes ces diableries. Une information judiciaire fut ouverte dès le printemps et la gendarmerie, sous l’autorité de l’adjudant-chef M. C., arrêta le commis. Pourtant, faute de preuves, la justice le relâchera quelque temps plus tard.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est alors que survint, dans cette atmosphère empoisonnée, un personnage doué d’un charisme ensorceleur, J. C., le mage de Fleurac, qui prit sous son aile protectrice la famille ensorcelée. Surgi de Dordogne, le mage devint le désenvoûteur attitré de Jeannine et désigna très vite comme responsable de ses malheurs C., une voisine de la vallée, qui, selon le mage, avait « le pouvoir de faire apparaître des épingles à distance grâce à des livres de magie noire ».&lt;br /&gt; Dans le même temps, le mage entreprit, moyennant finances, d’exorciser la maison ensorcelée, parcourant à grandes enjambées les chambres et l’étable, en lisant d’une voix sourde Le livre secret des grands exorcismes et bénédictions, au milieu de vapeurs d’encens et dans la pâle clarté des bougies.&lt;br /&gt; Pour finaliser le contre-envoûtement, Jeannine fit un pèlerinage d’exorcisme à San Damiano, petit village italien où la Vierge Marie était apparue à Mamma Rosa. De ce voyage, Jeannine rapportera une statue qu’elle placera au-dessus de son lit en guise de protection contre les démons qui la persécutaient. Pourtant, le phénomène continua : les épingles réapparaissaient et piquaient Jeannine au milieu de la nuit, dans son lit, dans la grange, dans la cuisine. Un vrai cauchemar. La famille perdit le goût au travail et la ferme périclita.&lt;br /&gt; Au même moment, l’adjudant-chef M. C., continuant son enquête, dirigea ses soupçons sur la voisine C. Il avait en effet découvert que cette dernière était une cousine de Jeannine et qu’elle aurait bien voulu marier sa fille Cécile avec le fils de Jeannine pour faire fusionner les deux fermes. Le motif devenait donc économique : créer une plus grande ferme de 30 à 40 hectares, plus rentable. Pourtant, le gendarme se heurta à une énigme : d’où venaient les épingles ? Il n’en trouva aucune du type découvert dans le lit de Jeannine ou dans la panse des vaches chez les détaillants et les quincailliers de la région.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En juillet 1985, alors que le phénomène durait depuis plus d’un an, l’affaire prit une tournure nationale : FR3 et le journal Le Monde relatèrent les étranges phénomènes. On parla du retour des sorciers et de la survivance de vieilles pratiques d’envoûtement dans la France profonde.&lt;br /&gt; Attirés par la rumeur, des radiesthésistes, des parapsychologues et des exorcistes rappliquèrent de toute la France pour vendre leurs médications, onguents et autres breuvages contre le mal. Or ils connaîtront tous l’échec : le jeune exorciste F. R. avouera, après avoir passé trois heures dans la ferme, « avoir été frappé de paralysie faciale » ; le voyant T. L. recevra dans l’obscurité de la maison une paire de claques qui le blesseront sérieusement ; et enfin, le curé du village mourra subitement d’un accident de voiture en revenant de la ferme où il avait été prier avec la famille envoûtée.&lt;br /&gt; Coïncidences, hasard malheureux, diront les sceptiques ; hystérie collective, analyseront les médecins rationalistes ; transes hallucinatoires, expliqueront les sociologues. Tout au long de cette période, le mage de Fleurac, lui, continuera de traquer le mal en toute sérénité.&lt;br /&gt; En 1986, un journaliste du magazine Géo, M. S., qui enquêta sur l’affaire, fit une troublante découverte : une usine de jouets Gégé, désaffectée depuis dix ans, abritait encore des milliers d’épingles qui garnissaient les trousses des couturières. Or, la population locale ne s’était pas gênée pour piller les stocks d’épingles. Certains pensèrent que des membres de la famille J. s’y étaient peut-être servis pour commettre leurs actes de vengeance et de jalousie... Toujours est-il que les persécutions continuèrent pendant des années, épuisant un à un les membres de la famille J.&lt;br /&gt; L'affaire de Buriane évoque deux autres affaires. D'abord, celle de Séron (Hautes-Pyrénées) où, en 1978, des incendies diaboliques s'allumaient spontanément dans les couettes et les armoires à linge de la famille ; ensuite, celle de Moirans-en-Montagne où, en 1997, des feux spontanés se sont déclarés, le plus violent causant la mort de deux personnes. Dans les deux cas, après des mois d'investigations, les coupables furent pris : à la surprise générale, c’était des familiers, voire des membres de la famille. Or, dans l'affaire de la ferme des Maléfices, le mystère est resté entier jusqu'à ce jour.&lt;br /&gt; Pour conclure, on peut dire qu'on trouve dans cette affaire les caractères généraux des histoires de sorcellerie : un phénomène de hantise lié à des persécutions objectives (épingles, mort des vaches, dépression des habitants) qui se répètent de manière régulière ; des envoûtés qui se sentent réellement persécutés et qui vivent l'affaire comme un drame épouvantable ; un désenvoûteur, le mage de Fleurac, qui sait profiter du désarroi de la famille J. ; des enquêteurs perdus dans la jungle de l'irrationnel. Enfin, comment ne pas souligner la force des deux personnages qui dominèrent toute l’affaire : Jeannine, l'Auvergnate farouche qui fit face aux persécutions, qui lutta contre le mauvais sort, et le mage de Fleurac, le désenvoûteur, mi-sorcier, mi-charlatan.&lt;/p&gt;
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<title>Paris mystérieux</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 23 Dec 2007 11:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/01/00/5966646640d030add44548c461defb0f.jpg&quot; id=&quot;media-105885&quot; alt=&quot;023874880355db5eebc4471302e7aba9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-105885&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; On connaît Paris Ville Lumière, on connaît moins Paris ville ésotérique, ville des alchimistes, des mages, des spirites et des sociétés secrètes. Et pourtant, en&amp;nbsp; quatre siècles, la capitale française est devenue un des hauts lieux de l’ésotérisme mondial, attirant de mystérieux adeptes de l’occultisme, depuis Franz Mesmer et plus tard les surréalistes jusqu’à la nouvelle vague ésotérique du début du XXIe siècle.&lt;br /&gt; L’ésotérisme parisien obéit à une géographie précise, car chaque réseau occupe&amp;nbsp; un territoire différent : le Paris alchimique s’enflamme pour Nicolas Flamel entre la Seine et le Marais ; le Paris occultiste et spirite opère entre l’avenue de Trudaine et le cimetière du Père-Lachaise ; et enfin le nouveau Paris gothique cherche la compagnie de Belzébuth entre l’île Saint-Louis et le Quartier latin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Paris alchimique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Écrivain public et alchimiste français du XIVe siècle, Nicolas Flamel est connu pour avoir effectué des recherches sur la pierre philosophale. Ayant une charge de libraire-juré-écrivain, il avait ouvert une échoppe, La fleur de lys, près de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie (l’actuelle Tour Saint-Jacques). Les sources de sa fortune restent mystérieuse, certains chroniqueurs l’ont soupçonné d'avoir pratiqué la spéculation immobilière et l’usure. On pense également que Nicolas Flamel, aidé par sa femme Pernelle, accueillait des malades et les soignait. On peut d'ailleurs toujours lire l'inscription sur la maison qui lui est attribuée, au 51, rue de Montmorency, qui invitait les pauvres à se présenter à eux : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l'an de grâce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen ».&lt;br /&gt; D’après la légende, Nicolas Flamel aurait acquis en 1357, pour deux florins, un ouvrage relié de cuivre, intitulé Le Livre d'Abraham le Juif, constitué de vingt-et-un feuillets contenant des textes alchimiques. Aidé de son épouse Pernelle, il passa près de vingt ans, le soir, à déchiffrer l'ouvrage, mais ses tentatives&amp;nbsp; échouèrent. Mais en 1378, il rencontra à Saint-Jacques-de-Compostelle un vieux médecin juif converti, Maître Canches, qui l'accompagna lors de son retour vers Paris et lui livra en chemin diverses clefs d'interprétation. Malheureusement, Canches trépassa en route, à Orléans, sans avoir atteint Paris ni vu le manuscrit détenu par Flamel.&lt;br /&gt; Flamel utilisa cependant les méthodes que lui avait enseignées le vieux médecin et, le 25 avril 1382 à 5 heures du soir, il parvint enfin, à transmuter du mercure en or ce qu’il expliqua de la façon suivante: « Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure (...) que je transmuay véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l'or commun plus doux et plus ployable ».&lt;br /&gt; A-t-il obtenu le secret de la pierre philosophale, permettant de changer les métaux en or ? Rien ne le prouve. Flamel mourut le 22 mars 1417 ; sa maison et sa tombe furent alors saccagées, sans que l'on trouvât la pierre philosophale.&lt;br /&gt; À quelques vols de corbeau de là, la cathédrale Notre-Dame est devenue un sanctuaire alchimique pour les initiés, qui interprètent des symboles alchimiques dans ses sculptures. Par exemple, sur le portail central, le trumeau partageant l’entrée offre selon certains une allégorie de l’alchimie. Une femme, la tête dans les nuages, tient un livre fermé (ésotérisme) et un autre ouvert (exotérisme), les neuf degrés de l’échelle évoquant les neuf opérations de l’œuvre hermétique. Il s'agit là d'un des emblèmes majeurs de l'Art sacré, à propos duquel les deux écrivains alchimistes majeurs du XX è siècle Fulcanelli et son disciple, E. Canseliet, ont longuement disserté. Du parvis de la cathédrale, il est possible de faire tout un parcours hermétique en commençant par le musée de Cluny, avec ses tapisseries de la Dame à la Licorne et la pierre tombale de Nicolas Flamel, et en terminant par l'église Saint-Méry construite durant la Renaissance par une confrérie d'hermétistes et dont le porche est surmonté du diable Baphomet.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Paris occultiste&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/01/01/ab1d688dbaf0327645f73369a606688c.jpg&quot; id=&quot;media-105887&quot; alt=&quot;b946566f83de82aa85834e47b12f2a81.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-105887&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Tout commença en 1778, quand le médecin allemand Franz Anton Mesmer s’installa à Paris, où il ouvrit un étrange cabinet place Vendôme. Cet ami de Mozart et de Marie-Antoinette prétendait qu’il existait « une influence mutuelle entre les corps célestes, la terre et les corps animés » qui se transmettrait au moyen du fluide magnétique. Ce fluide, soumis à des lois mécaniques jusqu'alors inconnues, active alors l'organisme par le canal des nerfs, s'accumule et se transmet chez l'homme en utilisant divers procédés comme les passes et les attouchements, ou à l'aide d'une baguette de fer. Par ces moyens, il est possible de guérir les maladies et tout aussi efficacement les maladies nerveuses. Au milieu de la foule, Mesmer, vêtu d'un habit de soie lilas, se promenait dans la salle capitonnée et magnétisait avec le concours d'assistants. Il choisissait toujours « jeunes et beaux » les « valets toucheurs » qui travaillaient avec lui (sous ses ordres) à la prise en charge de ses patients. Une ambiance musicale, un piano-forte ou un harmonica, créait l'atmosphère.&lt;br /&gt; En 1780, la technique de Mesmer est acceptée par certains membres de la profession médicale. Il convertit Carles d'Eslon, un des régents de la Faculté de médecine, mais divise Paris en mesmériens et anti-mesmériens. Selon Bailly, rapporteur de la Commission royale chargée par le roi, en 1784, de l'examen du magnétisme animal, voici comment opérait Mesmer : « Au milieu d'une grande salle {…} se trouve une caisse circulaire en bois de chêne : le baquet. Dans l'eau {...} sont immergés de la limaille de fer, du verre pilé et d'autres menus objets. Le couvercle est percé d'un certain nombre de trous d'où sortent des branches de fer, cordées et mobiles que les malades doivent appliquer sur les points dont ils souffrent… L'influence magnétique se fait sentir. Quelques malades sont calmes et n'éprouvent rien. D'autres toussent, crachent, sentent quelques légères douleurs et ont des sueurs. D'autres sont agités par des convulsions extraordinaires »&lt;br /&gt; Si les Français accueillirent Mesmer favorablement, les autorités le condamnèrent pour charlatanisme. La commission Mesmer dénia tout aspect scientifique à ses techniques en concluant : « L’imagination sans magnétisme produit des convulsions…Le magnétisme sans l’imagination ne produit rien ». Désavoué, Mesmer quitta la France en 1784.&amp;nbsp; Pourtant, ce&amp;nbsp; fut le mesmérisme qui ouvrit les portes de la médecine psychosomatique et de l'hypnose. Mesmer, héritier de Paracelse, ouvrait la voie à Charcot.&lt;br /&gt; C’est au XIXe siècle que l’occultisme va connaître à Paris un essor considérable avec Eliphas Lévi et Stanislas de Gaïta.&lt;br /&gt; Le premier, de son vrai nom Alphonse Louis Constant, fut le créateur de l’occultisme moderne. Démocrate progressiste et croyant, il s’inspira aussi bien de la gnose chrétienne et de la tradition égyptienne que de la Cabale juive pour écrire des livres sur la magie, dont le fameux &lt;i&gt;Dogme et rituel de la haute magie&lt;/i&gt;, et s’engager contre l’autocratie des rois et de Napoléon III.&lt;br /&gt; Le second, Stanislas de Gaïta était une sorte d’ermite qui s’était retranché dans son rez-de-chaussée du 20, avenue Trudaine, où il avait créé un oratoire ésotérique, et qui ne sortait que la nuit. Ayant fait renaître le mouvement rosicrucien, dont l’origine remontait au début du XVe siècle, fondateur de l’Ordre Kabbalistique de La Rose Croix, il écrivit des textes sulfureux comme &lt;i&gt;Le temple de Satan&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Serpent de la genèse.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Il y eut beaucoup d’ « initiés » dans le voisinage : Villiers de L’Isle-Adam, au 45, rue Fontaine ; le très énigmatique Fulcanelli, auteur de l'étrange texte alchmique &lt;i&gt;Le Mystère des Cathédrales&lt;/i&gt;, au 59, rue Rochechouart ; Sédir, le fondateur des Amitiés Spirituelles, et Hippolyte-Léon-Denizard, plus connu sous le pseudonyme d’Allan Kardec, le père du spiritisme, au&amp;nbsp; 8, rue des Martyrs. Ancien régisseur aux Folies Marigny, il eut sa première révélation au 18, rue de la Grange-Batelière, chez monsieur de Plainemaison, qui se fit le propagateur des doctrines venues d’Amérique consistant à faire parler des tables « tournantes, sautantes et courantes ». Auteur du célèbre &lt;i&gt;Livre des Esprits&lt;/i&gt;, Allan Kardec est toujours l’objet d’un culte de la part de Fervents qui viennent du monde entier méditer et prendre des énergies sur sa tombe au cimetière du Père-Lachaise.&lt;br /&gt; Aujourd’hui, le Paris occultiste est toujours très actif. On répertorie une centaine de groupes ésotériques, new age, vaudous, spirites, cabalistiques et autres groupuscules initiatiques qui produisent conférences, séminaires et revues destinés à un large public. Ainsi, l’association &lt;i&gt;Atlantis&lt;/i&gt;, qui se référant au mythe de l’Atlantide et à l’hypothétique tradition religieuse des Atlantes, analyse l’évolution de la civilisation occidentale d’un point de vue spirituel et annonce l’arrivée salvatrice de l’Ère du Verseau (Aquarius). On peut citer aussi l’Ordre Martiniste, qui publie une revue ésotérique, &lt;i&gt;L’Initiation&lt;/i&gt; ou Cahiers de Documentation Esotérique Traditionnelle, qui perpétue les enseignements gnostiques du célèbre docteur Gérard Encausse dit Papus, figure emblématique de l’ésotérisme français du début du XXème siècle. Aujourd’hui, le Cercle Philippe Encausse, traversé par les courants hermétistes tels que l’alchimie, la Kabbale, le rosicrucisme et l’illuminisme, rassemble les chercheurs intéressés par le courant traditionnel occidental issu de la gnose des premiers siècles de l’ère chrétienne.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les nouveaux mystères de Paris&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Depuis le début du XXIe siècle, Paris suscite à nouveau l’intérêt d’amateurs de curiosités ésotériques. Dans ce bouillon de culture occulte, se distinguent quelques activités particulièrement&amp;nbsp; révélatrices du nouveau climat d’engouement pour l’insolite et le paranormal. Très tendance,&amp;nbsp; les repas ufologiques parisiens* traitent sous forme de conférences interactives avec le public, de sujets aussi vastes que l’origine des Ovnis, les abductions, les civilisations extraterrestres ou les Rencontre du Troisième type et autres mystères archéoastronomiques ; plus funèbres, Les visites spirites** du Père Lachaise&amp;nbsp; organisées par Vincent de Langlade, grand spécialistes des tombes légendaires, attirent de nombreux curieux séduits par les histoires&amp;nbsp; étranges qui courent le long des mausolées comme par exemple celle du culte nocturne sur la tombe de Jeanne Adélaïde Félicité ;plus gothique, Le Halo de Lutèce, un cercle confidentiel de dandys fait la promotion du vampirisme esthétique, s’inspirant du mouvement new-yorkais Sabretooth; enfin plus scientifique, l’Institut Métapsychique International, fondation reconnue d’utilité publique depuis 1919, se consacre à l’étude&amp;nbsp; rationnelle des phénomènes paranormaux (télépathie, télékinésie, précognition, perceptions extrasensorielles) et organise des conférences et des expériences dans le but de relancer la recherche parapsychologique en France.&lt;br /&gt; Enfin comment ne pas évoquer le regain considérable de notoriété que connaissent l'église Saint-Sulpice et la pyramide du&amp;nbsp; Louvre depuis la parution en 2004 du roman ésotérique de Don Brown Da Vinci Code. Dan Brown affirme en effet que l’église Saint-Sulpice fut le repère d’une confrérie protégeant le Graal et que son sol est criblé de messages symboliques. Quoi qu'il en soit, il est exact que l'église recèle un élément étrange en son sein : un gnomon du XVIIIe siècle. Un gnomon est un instrument de mesure astronomique, formé d'une tige verticale projetant l'ombre du soleil ou de la lune sur un écran horizontal, permettant ainsi de mesurer leur hauteur au-dessus de l'horizon. Celui-ci est constitué d'un obélisque de marbre blanc de 10 m de hauteur, surmonté d'une sphère de laquelle descend une ligne de cuivre jusqu'au sol. Cette ligne au sol est censée représenter le méridien de Paris. On dit qu'elle n'est pas tout à fait exacte. Elle date tout de même de 1722. Pour découvrir ce gnomon et en profiter pour marcher sur les pas des héros de Da Vinci Code, il faut aller dans l'aile gauche du transept de Saint-Sulpice de préférence, lorsque le soleil est à son zénith ; ses rayons entrent alors par un orifice situé dans une fenêtre du transept nord et se déplacent dans la largeur de l'église jusqu'au sommet de l'obélisque.&lt;br /&gt; Quant à la pyramide du Louvre, elle concentre depuis sa création tous les fantasmes occultistes, considérée successivement comme un haut lieu sacré, un temple sataniste et un éperon cosmique. Si tout le monde a entendu parler de Belphégor, le fantôme tueur qui rôderait&amp;nbsp; dans la gaelrie des Dieux barbares, par contre peu de gens savent que la Pyramide du Louvre est considérés par un groupe d’initiés, les Frères de l’Arche, comme une sorte d’aiguille cosmo-tellurique qui attirerait de mystérieuses forces. En effet, édifiée au centre d’une sorte de Cromlech fait de monument prestigieux modernes dont le rayon serait délimité par le menhir que constitue l’obélisque de la Concorde, la Pyramide serait placée dans l’alignement du vieux méridien&amp;nbsp; zéro de Paris, lui conférant ainsi un tellurisme positif intense.&lt;br /&gt; Surfant sur la vague du surnaturel, des tour-opérateurs organisent même des balades mystérieuses dans le centre de Paris à la recherche des Templiers dans le Marais et des alchimistes autour de la Tour Saint-Jacques.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un dernier site, plus catholique celui-là, la Chapelle miraculeuse, située au 140 de la rue du Bac, Paris IV (Métro Rue du Bac ou Sèvres-Babylone) attire également la curiosité des amateurs d’ésotérisme. En effet, de nombreux pèlerins venus du monde entier visitent ce lieu de culte. La Vierge y serait apparue en hiver 1827. Catherine Labouré, une jeune paysanne qui rejoignait les Filles de la Charité, priait dans la chapelle quand soudain, elle aperçut une femme habillée d'une robe de soie blanche aurore. Les apparitions cesseront en 1830, mais depuis 1832, on vend une médaille rappelant l'événement. Catherine Labouré fut béatifiée en 1947.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En conclusion, on peut dire que Paris a attiré depuis le Moyen Age toutes sortes d'aventuriers de l’occulte, tous séduits par la géographie de la ville et y plantant les fleurs souvent vénéneuses du surnaturel.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques rendez-vous ...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *Repas ufologiques&lt;br /&gt; Tous les premiers mardis de chaque mois ; mezzanine du cafeteria Casino, centre commercial des Quatre Temps, la Défense. Métro : ligne 1, Esplanade de la défense.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; **Visite spirite du cimetière Le Père lachaise&lt;br /&gt; 2 fois par an. Guide : Vincent de Langlade&lt;br /&gt; Rens : 01 40 33 16 44&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;***Institut Métapsychique International&lt;br /&gt; 51, rue de de l’Aqueduc 75010 Paris&lt;br /&gt; Tél : 01 46 07 23 85&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;- &lt;i&gt;Rapport de l'Académie des Sciences et la Société Royale de Médecine&lt;/i&gt;, 1784.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Dogme et rituel de haute magie&lt;/i&gt;, Eliphas Levi, 1854&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;-Le livre des esprits,&lt;/i&gt; Alan Kardec,1857&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Le temple de Satan,&lt;/i&gt; Stanislas de Guaita, 1891. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Le mystère des cathédrales,&lt;/i&gt; Fulcanelli,&amp;nbsp; Jean Schemit, 1926&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &lt;i&gt;Guide du Paris mystérieux,&lt;/i&gt; Tchou, 1966, rééd. 2004.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-&lt;i&gt;Œuvres, Le livre des figures hiéroglyphiques,&lt;/i&gt; Nicolas Flamel. Ed. Pierre Belfond,&amp;nbsp; 1973.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Guide du Paris initiatique,&lt;/i&gt; Richard Raczynski, Dualpha, 2006&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La revue Atlantis&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; 30, rue de la Marseillaise&lt;br /&gt; 94300 Vincennes&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;La revue l’Initiation&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; 69/89, rue Jules Michelet&lt;br /&gt; 92700 Colombes&lt;br /&gt; www.initiation.fr&lt;/p&gt; 
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<title>La grotte du Jugement dernier</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 02 Sep 2007 18:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://arz.blogspirit.com/media/01/01/0cb1efab19d11714649384a9d2a54f3c.jpg&quot; id=&quot;media-37907&quot; alt=&quot;a5fa4683575b8b10bf7d396bc83c3290.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-37907&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Fondée par Charlemagne en 769, l’abbaye bénédictine troglodytique de Brantôme abrite une grotte insolite dite&amp;nbsp; du « Jugement dernier ». Les hauts-reliefs qui ornent cette grotte sont parmi les plus beaux ensembles sculptés dans un site troglodytique, au même titre que ceux du temple d'Abu Simbel, en Égypte, et ceux de Pétra, en Jordanie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des hauts-reliefs énigmatiques&lt;br /&gt; Quand&amp;nbsp; les premiers archéologues découvrent, au milieu du XIXe siècle, les hauts-reliefs de la grotte de Brantôme, ils appellent l’ensemble « Jugement dernier ». Or, le marquis de Fayolle, président de la Société historique du Périgord, analysant en 1890 les deux grandes sculptures qui composent cette œuvre, expliqua qu’il ne s’agit pas du Jugement dernier mais bien du Triomphe de la Mort inspiré par les danses macabres de la fin du Moyen Âge, ce que l’archéologue Gilles Delluc confirmera en 1985.&lt;br /&gt; La première fresque sculptée, un haut-relief d’environ cinq mètres de haut sur cinq mètres de large, représente une fresque évoquant la mort dominée par Dieu. Cependant, un examen plus attentif du panneau permet de distinguer trois parties. La partie la plus haute est constituée d’une grande divinité à peine dégrossie, entourée d’un ange en vol et de deux personnages agenouillés. Juste en dessous, la mort armée de sa faux, flanquée de chaque côté d’un ange à genoux, sonnant de la trompette. En guise de soubassement, une tête couronnée de tibias et de fémurs. De part de d’autre, des petits figurants, sans doute des hommes et des femmes, de toutes conditions sociales : guerrier, dames, moines… Le marquis de Fayolle y voyait même un pape, un bourgeois, un empereur, une religieuse et un seigneur. Tout le monde danse avec la mort, les riches comme les pauvres, les puissants seigneurs comme les manants. Seul le Dieu tutélaire règne sans partage au-dessus des hommes, leur rappelant qu’il n’y a pas de salut en dehors de lui. Il s’agit bien ici d’une sculpture rappelant les danses macabres, destinées à édifier les populations, à montrer que la vie sur terre conduit inéluctablement à la mort et à maîtriser les désordres, les guerres et les tentations de cette fin du XVe siècle.&lt;br /&gt; Sur la paroi qui fait face au Triomphe de la Mort, un thème plus courant a été sculpté : la Crucifixion. Le Christ en croix, entouré de Marie à sa droite et de Jean à sa gauche, domine la ville de Jérusalem. Marie-Madeleine étreint la Croix, un moine assis à droite et un personnage agenouillé à gauche contemplent la scène. Ce panneau assez conventionnel a sans doute été sculpté plus tardivement que le Triomphe de la Mort, au XVIIIe siècle sans doute.&lt;br /&gt; Une atmosphère païenne&lt;br /&gt; De quand date ce panneau sculpté ? Fin du XVe siècle, affirment les archéologues Brigitte et Gilles Delluc, mais si l’on est certain des dates de la création des hauts-reliefs, on ne sait rien de leurs auteurs, tant leur facture est étrangère aux courants religieux connus de l’époque.&lt;br /&gt; Comme aucun document ne vient éclairer son origine, toutes sortes d’hypothèses ont été évoquées. Par exemple, Georges Bussière, l’historien spécialiste du site de Brantôme, rappelle que des hérésiarques partisans du « gentilisme » avaient vécu à Brantôme, y créant même un ermitage. D’autres évoquent plutôt un art populaire et contestataire dans le même esprit que les statues grotesques de Denézé-sous-Doué. Une atmosphère païenne pèse assurément sur la grotte du Triomphe de la Mort. Le dieu sculpté, assis sur un fauteuil, évoque plutôt une divinité gauloise que chrétienne, en l’occurrence le fameux dieu Lug, porteur de lumière. Une impression de force sauvage émane de la statue qui évoque une idole destinée à quelques cultes sacrificatoires.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qui percera les mystères de l'immense panneau sculpté trouvé dans la grotte de l'abbaye troglodytique de Brantôme ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
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<title>Maison Hantée</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<category>Revue de presse</category>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2007 18:45:00 +0100</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://www.maison-hantee.com/files/arz/itw_claudearz.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Interview de Claude Arz sur le site de Maison Hantée&lt;/a&gt;
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<title>L'Internaute</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<category>Revue de presse</category>
<pubDate>Wed, 17 Jan 2007 20:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;a href=&quot;http://www.linternaute.com/sortir/livre/beaux-livres/france-mysterieuse/interview-claude-arz.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;A lire en ligne : une interview de Claude Arz &lt;/a&gt;
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<title>La caverne sculptée de Dénezé-sous-Doué</title>
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<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>France mystérieuse</category>
<pubDate>Sun, 03 Dec 2006 11:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;medium_DENEZE.jpg&quot; src=&quot;http://arz.blogspirit.com/images/thumb_DENEZE.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Extrait de &lt;em&gt;&quot;Hauts lieux, légendes et croyances de la France mystérieuse&lt;/em&gt;&quot; Claude Arz, Ed. Sélection du Reader's Digest, 2006&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La caverne sculptée de Dénezé-sous-Doué illustre parfaitement la fascination que l’homme porte pour les mystères des entrailles de la terre. Peuplée de quatre cents statues taillées en ronde bosse dans le tuffeau saumurois, cette cave inspire un sentiment trouble fait à fois d’intérêt historique et de crainte. Traversant les siècles, la cave aux sculptures garde encore ses secrets.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un chef d’œuvre d’art populaire&lt;br /&gt; La caverne sculptée est une vaste chambre souterraine dont les murs sont ornés de centaines de petites statues alignées en costume de la Renaissance. Immobiles, elles veillent autour d’un puits, évoquant quelque rituel archaïque de purification.&lt;br /&gt; Dans la demi-obscurité, on devine des visages de pierre tour à tour grimaçant et hilares, malicieux et pieux. Leur taille rudimentaire, brute, accentue l’aspect bestial de certaines sculptures aux visages grimaçants. Leurs yeux sont gonflés, les bouches ouvertes comme dans un cri de souffrance. Des créatures grotesques, érotiques voisinent avec des monstres griffus et difformes, des gisants à sept têtes, le tout formant une immense galerie peuplée de centaines de petits hommes aux gueules cassées avec fraises et hauts-de-chausse, jouant des scènes lubriques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certaines statues ont même un caractère blasphématoire comme cette Pietà montrant un Christ vivant allongé sur les cuisses nues d’une femme ou bien ce mariage initiatique représentant un homme entre la Luxure et la Vertu, deux femmes souriantes dont les mains viennent se rejoindre sur son sexe (ce que l’une commence, l’autre l’interdit). Il y a même des Indiens aux pommettes saillantes qui dansent au son de joueurs de mandolines et de bouzines. Bal gothique qui se joue dans les profondeurs de la terre, bal étrange de vieux hommes de quatre siècles, éclairés à la pâle lumière des bougies, qui évoquent des panneaux peints que les montreurs d’histoires de la Renaissance vendaient aux quatre coins de la France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un culte hérétique…&lt;br /&gt; Quels furent les auteurs de ces statues? De simples tailleurs de pierre ou des artistes contestataires, initiés à des rites secrets ? Un groupe adamique, (secte hollandaise du XVIè siècle qui honorait Adam, le premier homme), qui aurait célébré des cultes érotico-religieux au cours d’orgies nocturnes ? Des guérisseurs qui invoquaient Dana, la déesse des Gaulois, pour guérir les malades ?&lt;br /&gt; Les archives sont longtemps restées silencieuses sur l’origine de ces statues. Oubliée de tous depuis le XVIII è siècle, époque où elle fut remblayée, la cave fut juste évoquée par Célestin Port au XIX è siècle dans son Dictionnaire historique et géographique du Maine-et-Loire qui disait en substance : « Au village du Mousseau existent des caves curieuses mais que malheureusement des murs interceptent par suite du morcellement des propriétés. J'y ai vu, dans la partie qui dépend de la cure, toute une imagerie découpée en plein tuffeau, notamment une femme colossale assise, et à côté, mais d'une main différente, deux autres personnages et une croix, le tout, ce me semble, bien moderne, tout au plus du XVIIè siècle » En fait cette cave ne sera vraiment redécouverte qu’en 1956 par les archéologues Jeanne et Camille Fraysse. C’est à partir de leurs travaux qu’Annie Brethon et Daniel List, conservateurs du site pendant 20 ans, ont émis une des hypothèses les plus crédibles. Selon leurs conclusions, ces sculptures dateraient de la seconde moitié du XVIè siècle, sous le règne troublé des Valois, dominé par la très catholique et sanglante reine Catherine de Médicis. C’est un ensemble de détails vestimentaires des personnages et d’attitudes qui donnent des indications précises sur leur date d’exécution. Ainsi, le décolleté des femmes, qui laissait leurs seins nus, portés par certains personnages de la caverne, apparut à la cour de Charles IX après 1561. Le haut de chausse plissé et serré rappelle la mode masculine à la cour du temps des Valois, ainsi que le port de la fraise qui connut une grande vogue à fin des guerres d’Italie. Autant de détails qui situent l’époque des panneaux sculptés mais qui laissent dans l’ombre la véritable personnalité des sculpteurs. Comme il n’existe ni archive ni tradition orale locale qui fasse référence à cette caverne, l’origine des statues est sujette à controverse et des hypothèses contradictoires ont été élaborées.&lt;br /&gt; D’autres historiens affirment que ce sont des ouvriers initiés aux rites secrets des tailleurs de pierre qui sont à l’origine des bas-reliefs. Interdits de réunion après les mesures royales de Villers-Cotterets, qui abolirent en 1539 les confréries de métiers, traqués par les troupes catholiques, ces sculpteurs de la nuit, formant une communauté libertaire et cosmopolite, se seraient réfugiés dans cette caverne saumuroise pour y tailler nuit après nuit, dans le tuffeau, une fresque satirique, dénonçant les mœurs décadentes de l’époque et vouant aux gémonies de l’enfer la cour du roi de France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; …ou des cultes telluriques ?&lt;br /&gt; Mais d’autres interprétations se sont développées notamment sous l’influence des socio-historiens qui soutiennent que les statues de la caverne sont des ex-voto qu’auraient sculptés des sorciers ou des guérisseurs afin d’évoquer des puissances telluriques pour soigner des malades. Ainsi, Albert Héron, coordinateur des fouilles en 1974/1975 pensait que la caverne était un temple souterrain et que les statues montraient des infirmités, l’ensemble faisant partie d’un culte de guérison.&lt;br /&gt; Prolongeant cette idée, d’autres auteurs comme Régis Blanchet, ont affirmé que la Caverne de Dénezé-sous-Doué aurait été un haut lieu rituélique où des hommes et des femmes célébraient un culte de la fertilité et du renouvellement des énergies élémentaires. En fait, la résurgence en pleine Renaissance d’un ancien culte gaulois, honorant la déesse-mère Dana. Des fouilles ont été faites dans le puits de caverne et des tessons de poteries datant du VIIè, VIIIè et IXè y ont été retrouvés. Ainsi, même en ces siècles obscurs, la caverne souterraine ne fut pas un habitat classique. Comme à Lascaux, les hommes ont dû avoir une motivation particulière pour rester dans cette grotte insalubre. Serait-ce l’eau du puits ? Curative, elle aurait été considérée comme miraculeuse au Moyen Age. La signification des statues prend donc un tout autre sens. Le puits étant le centre de la caverne, les statues au visage difforme, représentent les effigies des hommes et les femmes malades, venues se soigner. Ici, une mère portant son enfant à l’agonie pour le baigner dans les eaux salvatrices du puits, là, une procession de scrofuleux venant humecter leur bouche de l’eau guérisseuse.&lt;br /&gt; Aujourd’hui, les statues de la caverne restent toujours énigmatiques et attirent les amateurs de curiosités souterraines venus du monde entier pour déchiffrer leur mystère.&lt;/p&gt; 
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