29.05.2007

La demeure du Chaos

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La Demeure du Chaos
Un  château chaotique sculpté dans l'acier, le béton, la pierre. Une oeuvre bâtie de cette étrangeté qui selon Baudelaire "est le complémént indispensable à toute beauté". Un art qui bouscule, qui déboussole les fatigués du bulbe, miroir d'une planète en pleine métamorphose, d'un monde torturé, inquiet des hommes qui souffrent; un art dont le grand maître est l'ironique Thierry Ehrmann. Mélange d'ancienne alchimie, de happening, de sombres désirs, on retrouve sur ce champ de bataille les visages des monstres de l'Histoire mais aussi des anges. Ca choque, ça surprend, ça fait plaisir, ça révulse. C'est de l'art, du free, du cochon diront les salopards, de la force chantent les initiés. Il faut déambuler dans la Demeure du Chaos pour comprendre le passage du XXIè siècle. Du noir naîtra la lumière car l'esprit de la salamndre plane sur  toute l'oeuvre. 
Saint-Roman-au-Mont-d'Or, France (69270)

Lautissier

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Un artiste free, un artiste hard, un artiste tout court qui file de street en street avec ses machoires peintes et ses pinceaux en forme de griffe.

13.05.2007

La grotte de Jean-Michel Chesné

 

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Enfant de Clamart, Jean-Michel Chesné a eu son premier déclic artistique en allant à une exposition sur Georges Braque. Son second déclic fut une visite au Palais Idéal du Facteur Cheval. « Ca m’a appelé à visiter d’autres sites singuliers, d’autres lieux clandestins, explique-t-il, 5 ans plus tard en 1997, j’ai décidé de construire une grotte dans la cour de mon immeuble de Malakoff… Je l’ai faite en 2 ans. Le jour, je bossais dans la fonction publique et le soir, je sculptais la grotte ».    Les murs sont en bois et recouverts de mosaïques ; le toit est en fibre de verre. « Je fais de la mosaïque à plat raconte-t-il,  je suis attiré par la rocaille ». Belle rocaille en vérité,  
Aujourd’hui, soutenu par l’Assemblée des copropriétaires, il plante des totems multicolores dans la cour et recouvre les murs de nouvelles mosaïques faites de débris de vaisselle, de coquillages et d’objets divers.
27 rue Avaulée, 92240 Malakoff.

06.05.2007

Hommage à Robert Le Lagadec

medium_Prométhée.2.JPGmedium_Le_Lagadec.2.JPGSalut à toi seigneur du metal, aristocratre gothique.

"Toi l’Artiste, sois homme de guerre, plutôt qu’un soldat qui se couche pour un monde qui te détruira " Robert le Lagadec.

Photo @Nicole Chatelier 

 

 

 

 

05.05.2007

Claude Arz à New York

medium_DSC02356.JPGClaude Arz à New York

Octobre 2006

© Photo Romain Zabern

Facteur Cheval

 

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 Au musée de la Poste,

exposition avec le Facteur Cheval jusqu'au 1 septembre 2007 

34 boulevard de Vaugirard 75015 Paris 

Une exposition rare et précieuse qui rend hommage au sublime Facteur Cheval (1836-1924) qui a consacré 33 années de sa vie à bâtir un Palais Idéal à Hauterives dans la Drôme, une fantaisie architecturale singulière unique au monde dans l'exprit de la Sagrada Familia de Gaudi à Barcelone. 

Joseph Ferdinand Cheval naquit à Charmes-sur-Herbasse d'une famille d'agriculteurs. Il fut tour à tour ouvrier-boulanger, agriculteur et enfin facteur aux postes d'Hauterives pendant plus de dix ans. Il devint à force de ténacité le plus célèbre archi-sculpteur du XXe siècle. Ce facteur rural faisait des tournées à pied de trente-deux kilomètres par jour, dans un secteur accidenté, mal desservi. Il bâtissait en marchant des châteaux d'illusion. Il écrivit en 1911: «Je construisais en rêve un palais féerique». Le rêve de chacun. Le trajet est dur. Il dort en route dans des granges de ferme. Catholique, il lira le Coran. Veuf, il se remaria.
 Un jour, le 19 avril 1879, sur le chemin de Tersanne, entre bois et collines herbeuses, il heurte une pierre qui le déséquilibre. La pierre est de forme bizarre. Il la ramasse et la ramène chez lui. Il ne sait pas encore que la légende commence. A quarante ans, «ce grand équinoxe de la vie», il se sent investi d'une mission. Si la nature peut fabriquer des formes fantasques, pourquoi pas l'homme, pourquoi pas lui? C'est le déclic, la fureur intérieure. Désormais, il ne se contentera plus de rêver, il sera l'ouvrier, l'architecte de son palais imaginaire. Facteur, il sera bâtisseur. Le «grand charroi» commence. Cheval dit: «Puisque la nature veut faire la sculpture, moi je ferai la maçonnerie et l'architecture.»
Sa silhouette légendaire s'est figée sur une carte postale. Il pousse sa «brouette bien-aimée» bourrée de galets et de fragments de rochers ramassés sur les coteaux environnants. Il porte un tablier. Le regard est malicieux. Il se dirige vers son chantier hérissé de belvédères. Il travaille le jour mais aussi la nuit, à la chandelle ou à la lumière de la lune. La façade Est est soutenue par trois silhouettes historiques, trois totems: César, Vercingétorix et Archimède. Référence aux héros protecteurs, aux génies de la planète, guerriers et savants. «C'est sous la garde des trois géants que j'ai placé le monument», écrira-t-il en 1911, toujours dans son cahier. La façade Nord, un décalque des temples d'Angkor, respire l'exubérance absolue. Dans les angles, des pieuvres à tête de chèvre, des chimères ricanantes. Un peuple de monstres court sur les murs. Un tatouage: «Travail d'un seul homme.» Le triomphe de la volonté d'un paysan qui dira: «D'un songe j'ai sorti/ La reine du monde.» Un tombeau égyptien sur la façade Est. Il écrit dans ses cahiers à son propos: «C'est un tombeau que j'ai creusé moi-même. Sous terre il y a un caveau à trois mètres de profondeur avec deux cercueils en pierre et leur couvercle, une double porte en fer et en pierre, faits à la manière des Sarrasins.»
Encyclopédiste autodidacte, Ferdinand Cheval concentre dans son palais, sous forme d'ornementation baroque, mosaïques en coquillage, assemblage de pierres, la somme des connaissances de son époque qu'il a grappillées dans des encyclopédies, sur des gravures de Gustave Doré ou dans des revues comme l'Illustration. Le Palais est un enchâssement insensé de mosquée, de castel féodal, de chalet suisse, de sanctuaire hindou. En fait, un métissage culturel, un désir flamboyant de réunir dans un même ouvrage tous les rêves du monde.
Le résultat est spectaculaire, unique dans l'histoire de l'architecture: un palais d'une longueur de vingt-six mètres pour les façades Est et Ouest, et de quatorze mètres pour la façade Nord; une hauteur de huit à dix mètres; un volume de mille mètres cubes; une durée de construction de dix mille journées ou quatre-vingt treize mille heures; trente-trois ans d'épreuves.
L'épitaphe inscrite dans la galerie du labyrinthe éclaire l'entreprise arborescente du facteur Cheval: «En cherchant j'ai trouvé/ Quarante ans j'ai pioché/ Pour faire jaillir de terre ce palais de fées/ Pour mon idée mon corps a tout bravé/ Le temps, la critique, les années/ La vie est un rapide coursier/ Ma pensée vivra avec ce rocher.» Défi à sa condition de paysan, défi à la nature, à l'éphémère. «C'est de l'Art, c'est du Rêve, c'est de l'Énergie», écrira-t-il sur le fronton du Palais. Avec une simple truelle et des récipients pour mélanger le ciment, il édifiera l'environnement le plus spectaculaire de l'art populaire français.

Le Palais Idéal du facteur Cheval. 26390 Hauterives (France) Tel: (33) 04.75.68.81.19.

Claude Arz

 

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